
A propos de : Jacob Dembitzer et Dror Ben-Ami, « Corpses as Repositories of Information and Funerals as Information Centres: Why Natural Selection Favours the Bereaved », Ethology, 2026, DOI : 10.1111/eth.70112.
La mort d’un animal peut provoquer chez ses congénères des comportements qui rappellent, à certains égards, les manifestations humaines du deuil. Des éléphants se rassemblent autour des dépouilles de leurs semblables, des primates transportent pendant plusieurs semaines le cadavre de leur petit, des dauphins soutiennent ou accompagnent leurs compagnons morts et des corbeaux émettent des cris d’alarme lorsqu’ils découvrent un cadavre.
Ces observations soulèvent une question : pourquoi des animaux adoptent-ils ces comportements qui peuvent leur coûter beaucoup d’énergie, les exposer à des prédateurs ou à des maladies et provoquer chez eux un stress prolongé ?
Dans leur article, Jacob Dembitzer et Dror Ben-Ami proposent une explication évolutive de ces comportements. Leur hypothèse est que les cadavres constituent des sources d’information et que les rassemblements autour des morts fonctionnent comme des centres de transmission de connaissances. Ces rassemblements permettraient aux animaux d’identifier les dangers présents dans leur environnement, de renforcer leurs relations sociales et de réorganiser leurs groupes après la disparition d’un membre. Les auteurs désignent cette proposition comme l’« hypothèse funéraire » (funeral hypothesis).
Leur démarche s’inscrit dans la thanatologie comparative, discipline qui étudie les réactions à la mort chez les humains et les autres animaux, leurs origines et leurs fonctions. Elle vise notamment à comprendre comment des comportements qui paraissent désavantageux pour les individus peuvent néanmoins avoir été conservés au cours de l’évolution.
Les réactions animales à la mort sont nombreuses et diversifiées. Elles comprennent des vocalisations inhabituelles, la recherche de contacts avec d’autres membres du groupe, des comportements de protection du cadavre, des manifestations d’agressivité, une diminution de l’alimentation, des modifications hormonales ou encore le transport prolongé d’une dépouille. Certaines espèces manifestent également de l’intérêt pour les ossements de leurs congénères, y compris lorsque ceux-ci sont morts depuis longtemps.
Les auteurs rappellent plusieurs observations significatives. Chez certains primates, des mères ont transporté leur petit mort pendant plus de 48 jours. Une orque observée au large de l’île de Vancouver a transporté son baleineau mort pendant 17 jours, parcourant plusieurs milliers de kilomètres. Elle a manifesté un comportement semblable lors de la mort d’un second petit, pendant 11 jours. Les chercheurs ont relevé que le transport du premier cadavre paraissait physiquement éprouvant pour la mère, dont la respiration était devenue difficile et qui peinait à suivre son groupe.
Ces comportements présentent un coût biologique manifeste. Le transport d’un cadavre exige des efforts considérables. La proximité prolongée avec un corps en décomposition augmente les risques de contamination. Les cadavres attirent également des prédateurs susceptibles d’attaquer les animaux vivants. Enfin, la perte d’un compagnon peut déclencher un stress durable, qui compromet la santé et les capacités de reproduction des survivants.
Chez les babouins chacmas, des chercheurs ont constaté une augmentation importante des glucocorticoïdes, hormones associées au stress, après la mort d’un individu avec lequel les animaux entretenaient des relations étroites. Chez certains sujets, cette augmentation persistait pendant plusieurs mois. Les éléphants présentent également des manifestations physiologiques de stress en présence de congénères morts, notamment des sécrétions provenant de leurs glandes temporales.
La persistance de tels comportements constitue donc une énigme en terme d’évolution : si les animaux qui s’intéressent aux morts supportent des coûts importants, pourquoi la sélection naturelle n’a-t-elle pas favorisé ceux qui abandonnent immédiatement les cadavres ?
Une première explication repose sur les liens d’attachement. Chez les espèces sociales, les relations entre individus se construisent progressivement et reposent sur des mécanismes émotionnels et physiologiques durables. Les liens entre une mère et son petit, notamment, ne disparaissent pas nécessairement au moment du décès. Le transport d’un cadavre pourrait ainsi résulter de la persistance de comportements de protection et de soins, normalement dirigés vers un individu vivant.
Dans cette perspective, les manifestations du deuil ne seraient pas nécessairement apparues parce qu’elles procuraient un avantage évolutif direct. Elles pourraient constituer une conséquence de mécanismes d’attachement initialement sélectionnés pour assurer la survie des individus et la cohésion des groupes.
Les auteurs ne contestent pas cette explication, mais estiment qu’elle demeure incomplète. Même si ces comportements ont initialement résulté de l’attachement, ils peuvent produire des avantages supplémentaires. Il faut donc examiner leurs conséquences sociales et écologiques.
Le premier avantage concerne la réduction du stress et le renforcement des liens sociaux. Chez les babouins chacmas, les individus qui augmentaient leurs interactions avec d’autres membres du groupe après un décès retrouvaient plus rapidement des niveaux hormonaux normaux. Certains récupéraient en un mois, alors que d’autres manifestaient encore un stress important après trois mois. Le rapprochement avec les congénères joue donc un rôle protecteur. Des comportements de consolation sont également observés chez les chimpanzés, les éléphants et les cétacés.
Le deuxième avantage concerne l’organisation sociale. La disparition d’un individu, particulièrement lorsqu’il occupe une position dominante, peut modifier profondément l’équilibre du groupe. Elle impose parfois une redistribution des rôles, une réorganisation des alliances ou une nouvelle hiérarchie. Les rassemblements autour des morts peuvent faciliter cette transition. Des comportements de domination, de compétition ou de rapprochement ont ainsi été observés chez les gorilles, les chevaux, les chimpanzés et les dauphins à proximité de cadavres.
Mais l’apport principal de l’article réside dans un troisième avantage, que les auteurs considèrent comme essentiel : l’acquisition et la circulation d’informations.
Un cadavre contient de nombreuses indications sur les circonstances de la mort. Les blessures peuvent révéler une attaque, les odeurs suggérer certaines causes de décès, la décomposition renseigner sur le temps écoulé et la présence de prédateurs signaler un danger immédiat. Les animaux peuvent recueillir ces informations par la vue, l’odorat, le toucher ou l’observation du comportement de leurs congénères.
La mort devient ainsi une occasion d’apprentissage.
Les auteurs s’appuient notamment sur les recherches consacrées aux corbeaux américains. Lorsqu’un de ces oiseaux découvre le cadavre d’un congénère, il peut émettre des cris d’alarme qui attirent plusieurs dizaines d’autres individus. Des rassemblements de 50 à 60 corbeaux ont été observés. Après une telle expérience, les oiseaux peuvent éviter le lieu du décès pendant plusieurs semaines. Ils sont également capables de reconnaître et de mémoriser les personnes associées à un danger. Des expériences montrent que cette mémoire peut persister pendant au moins 2,7 ans.
L’information acquise ne reste pas nécessairement limitée aux témoins directs. Les jeunes corbeaux peuvent apprendre à reconnaître une personne dangereuse en observant les réactions des adultes, sans avoir eux-mêmes assisté à l’événement initial. Le décès d’un individu peut ainsi permettre à tout un groupe d’identifier une menace et de modifier durablement son comportement.
Des mécanismes comparables sont envisagés chez les primates. Certaines observations montrent que ceux-ci évitent les lieux où un congénère a été tué par un prédateur, alors qu’ils peuvent continuer à fréquenter un endroit où un membre du groupe est mort sans violence. Cela suggère une capacité à distinguer certaines circonstances de décès et à adapter le comportement en conséquence.
Les éléphants examinent régulièrement les dépouilles et les ossements de leurs semblables avec leur trompe et leurs pattes. Ils s’intéressent parfois aux restes d’individus qu’ils ne connaissaient pas. Des gorilles ont également été observés examinant longuement le cadavre d’un individu extérieur à leur groupe, ce qui montre que l’intérêt pour les morts ne dépend pas exclusivement de l’attachement personnel.
Cette dernière observation occupe une place importante dans le raisonnement. Si les animaux ne s’intéressaient qu’aux cadavres d’individus auxquels ils étaient émotionnellement liés, les comportements observés pourraient être expliqués principalement par le deuil. Mais l’intérêt pour les cadavres d’inconnus suggère qu’une autre fonction peut intervenir : la recherche d’informations utiles.
Les auteurs proposent alors de considérer les manifestations émotionnelles liées à la mort comme des signaux susceptibles d’attirer d’autres animaux.
Ils mobilisent à cet égard le principe du signal honnête, développé en biologie évolutive. Selon cette théorie, certains comportements sont particulièrement crédibles parce qu’ils imposent un coût à celui qui les manifeste. Un signal difficile ou coûteux à produire peut fournir aux autres individus une indication fiable sur l’état de celui qui l’émet.
Une mère qui continue à transporter son petit mort, un éléphant qui demeure plusieurs jours auprès d’une dépouille ou un animal qui émet des cris inhabituels manifeste un comportement visible, parfois dangereux et énergétiquement coûteux. Ces réactions peuvent attirer l’attention de ses congénères.
Les auteurs décrivent un phénomène progressif. Les individus les plus proches du défunt sont généralement les premiers à réagir. Leur détresse attire des membres de leur groupe, qui peuvent chercher à les consoler, à les rejoindre ou simplement à examiner la situation. Le rassemblement ainsi constitué devient à son tour un événement inhabituel, susceptible d’attirer des individus plus éloignés, voire appartenant à d’autres groupes.
Le cadavre devient alors le centre d’une concentration temporaire d’animaux, dans laquelle circulent des informations sur les circonstances du décès.
Les auteurs soulignent toutefois que les animaux endeuillés n’agissent pas nécessairement dans l’intention d’informer leurs congénères. Une mère ne transporte pas forcément son petit mort pour avertir les autres d’un danger. Son comportement peut être motivé par l’attachement, sans objectif de communication. Mais il produit néanmoins un effet collectif : il rend le cadavre accessible à d’autres individus et permet éventuellement la diffusion d’informations.
Cette distinction entre les causes immédiates d’un comportement et ses conséquences évolutives démontre qu’un comportement peut avoir une fonction biologique sans que l’animal poursuive consciemment cette fonction.
Les auteurs examinent ensuite la manière dont les informations se propagent dans les sociétés animales complexes.
Chez certaines espèces, les individus appartiennent à plusieurs niveaux d’organisation. Ils vivent dans de petits groupes familiaux relativement stables, qui peuvent se réunir avec d’autres groupes pour former des ensembles plus importants. C’est notamment le cas de certains éléphants et primates.
Les auteurs distinguent alors les coûts et les avantages supportés par les différents participants aux rassemblements funéraires.
Les individus les plus proches du défunt subissent généralement les coûts les plus élevés. Ils éprouvent davantage de stress, passent plus de temps auprès du corps, peuvent interrompre leur alimentation et s’exposent plus longtemps aux dangers. En contrepartie, ils disposent souvent des informations les plus précises, parce qu’ils ont assisté au décès ou examiné directement la dépouille.
Les membres plus éloignés du groupe peuvent obtenir des informations de première main, tout en supportant une charge émotionnelle moindre. Ils bénéficient également des possibilités de rapprochement social et de réorganisation hiérarchique.
Enfin, les individus appartenant à d’autres groupes peuvent recevoir indirectement les informations recueillies, notamment lorsque les animaux se retrouvent dans des lieux communs, tels que des points d’eau ou des sites de repos. Leur connaissance des événements sera généralement moins précise, mais elle pourra leur être utile sans qu’ils aient eu à supporter les coûts associés à la proximité du cadavre.
Il en résulte une répartition inégale des coûts et des avantages. Les animaux les plus affectés par le décès ne sont pas nécessairement ceux qui bénéficient le plus de ses conséquences collectives. Selon l’hypothèse des auteurs, les individus occupant une position intermédiaire pourraient même obtenir le meilleur rapport entre les informations acquises et les risques supportés.
Un exemple particulièrement révélateur concerne la mort d’une matriarche éléphant. Cinq familles se sont rendues auprès de son cadavre au cours d’une semaine. Une seule était directement apparentée à la défunte. Certains individus étrangers au groupe familial ont examiné le corps, tandis que les proches de la matriarche demeuraient sur place malgré la présence de grands carnivores.
Cette observation illustre le passage d’un événement initialement familial à un événement intéressant une communauté animale plus large.
Les auteurs rapprochent ces rassemblements des « centres d’information » déjà étudiés en éthologie. Chez certaines espèces d’oiseaux, les dortoirs collectifs permettent aux individus de recueillir des renseignements sur les ressources alimentaires découvertes par leurs congénères. Ceux qui ont trouvé de la nourriture peuvent, par leur comportement, orienter les autres vers les lieux favorables.
Selon Dembitzer et Ben-Ami, un rassemblement autour d’un cadavre pourrait jouer un rôle comparable, mais les informations échangées concerneraient cette fois les dangers plutôt que les ressources.
La mort permettrait ainsi l’élaboration de ce que les écologues appellent un « paysage de la peur », soit une représentation acquise des lieux, situations ou individus présentant un risque.
Cette connaissance est particulièrement importante pour les espèces dont les membres vivent longtemps. Une information acquise lors d’un décès peut rester utile pendant plusieurs années et être transmise à de nouveaux individus. Les auteurs rappellent également que les expériences émotionnellement intenses favorisent, dans certaines circonstances, la formation de souvenirs durables.
Ils en déduisent que le choc provoqué par la mort d’un congénère pourrait contribuer à l’apprentissage et à la conservation d’informations essentielles à la survie.
Cette hypothèse pourrait expliquer pourquoi les comportements complexes face à la mort sont fréquemment observés chez les espèces présentant une longue espérance de vie, des relations sociales élaborées et un cerveau relativement développé.
Les auteurs envisagent notamment que de tels mécanismes aient pu constituer un avantage dans les périodes de transformation rapide de l’environnement. Lors des grandes extinctions de la fin du Quaternaire, les espèces confrontées à de nouveaux dangers, notamment la chasse humaine et les changements climatiques, devaient pouvoir reconnaître rapidement les menaces et adapter leurs comportements. La transmission sociale d’informations liées à la mort aurait pu contribuer à cette adaptation.
Ils relèvent que certaines recherches associent la survie des grands mammifères durant cette période à une taille cérébrale relativement importante. Toutefois, ils reconnaissent expressément qu’une corrélation ne prouve pas un lien de causalité. Un cerveau développé peut favoriser la survie pour de nombreuses raisons indépendantes des comportements funéraires.
La complexité sociale ne suppose d’ailleurs pas nécessairement un gros cerveau. Des structures collectives élaborées existent chez certains oiseaux, poissons et insectes. Les auteurs reconnaissent également que les recherches se concentrent souvent sur des espèces particulièrement appréciées ou impressionnantes pour les humains, comme les éléphants, les dauphins et les grands singes. Cette sélection peut fausser notre perception de la distribution réelle de ces comportements dans le monde animal.
Une autre difficulté concerne l’interprétation des émotions.
Les réactions des animaux face à la mort peuvent évoquer la tristesse, la peur, la colère ou l’attachement, mais leur signification subjective demeure difficile à établir. Dans le cas des chiens et des chats domestiques, certaines études rapportent que les survivants recherchent davantage l’attention de leurs propriétaires après la disparition d’un autre animal du foyer. Il n’est cependant pas toujours possible de déterminer si ces comportements traduisent une réaction directe à la perte, une réponse à la détresse du propriétaire ou une interprétation humaine de comportements ambigus.
Les auteurs ne considèrent donc pas que toutes les réactions à la mort démontrent nécessairement un deuil comparable à celui des humains. Ils constatent plutôt une diversité de comportements, dont certains sont compatibles avec des expériences émotionnelles complexes.
La question de la conscience de la mort demeure également distincte. Un animal peut reconnaître qu’un congénère ne réagit plus, qu’il présente des signes de décomposition ou qu’il ne se comportera plus comme auparavant, sans nécessairement posséder une conception abstraite de la mort ou de son irréversibilité.
L’hypothèse funéraire ne dépend donc pas de la démonstration préalable d’une compréhension humaine de la mort. Elle repose sur des réactions observables et sur leurs conséquences possibles pour l’apprentissage et l’organisation sociale.
Les auteurs soulignent enfin que leur proposition doit encore être soumise à des vérifications empiriques. Leur article présente un cadre théorique fondé sur le rapprochement de nombreuses études et observations, mais ne démontre pas que tous les rassemblements autour des morts constituent effectivement des centres d’information.
En définitive, Dembitzer et Ben-Ami proposent de considérer que les comportements animaux face à la mort remplissent potentiellement plusieurs fonctions complémentaires. Ils peuvent exprimer la persistance de relations affectives, permettre aux survivants de rechercher du réconfort, faciliter la réorganisation des groupes et contribuer à la transmission de connaissances sur l’environnement.
Le deuil, ou les comportements qui lui ressemblent, ne serait donc pas nécessairement une anomalie coûteuse tolérée par la sélection naturelle. Dans certaines espèces et certaines circonstances, il pourrait participer à la survie des individus et au fonctionnement des sociétés animales.
Cette conclusion présente un intérêt particulier pour les juristes qui s’interrogent sur le statut moral et juridique des animaux.
L’article ne traite pas directement de personnalité juridique et ne prétend pas démontrer que les animaux devraient être titulaires de droits subjectifs. Sa contribution est différente : il apporte des éléments scientifiques à la compréhension de leurs capacités émotionnelles, cognitives et sociales.
Les observations rassemblées suggèrent que la mort d’un congénère peut affecter durablement un animal, modifier ses relations avec les autres membres du groupe et influencer son comportement futur. Elles montrent également que les animaux peuvent entretenir des relations individuelles complexes suffisamment importantes pour que leur disparition provoque des réactions physiologiques, émotionnelles et sociales mesurables.
Dans le débat sur la personnalité juridique des animaux, ces données peuvent nourrir la réflexion sur la protection des intérêts propres aux individus, notamment leur intérêt à conserver certaines relations sociales et à ne pas subir de ruptures susceptibles de provoquer une détresse importante.
Elles invitent aussi à dépasser une conception exclusivement individuelle du bien-être animal. Pour les espèces sociales, la protection d’un animal peut impliquer de tenir compte de ses relations avec ses congénères, de la stabilité de son groupe et des conséquences collectives de la disparition de certains membres.
L’intérêt de l’article est ainsi de montrer que les réactions animales à la mort ne se réduisent ni à de simples réflexes ni nécessairement à une reproduction imparfaite des pratiques humaines. Elles s’inscrivent dans des systèmes de relations, d’émotions et d’apprentissages dont la complexité mérite d’être prise en considération.
La question juridique peut dès lors être formulée autrement : indépendamment de leur ressemblance avec les humains, les animaux disposent-ils de capacités et d’intérêts propres qui justifient de leur reconnaître une protection juridique renforcée, voire, dans certaines conditions, une forme de personnalité juridique ?
L’article n’apporte pas de réponse à cette question. Il fournit toutefois des éléments empiriques susceptibles d’éclairer le débat, en rappelant que, pour de nombreuses espèces, la mort d’un individu constitue non seulement un événement biologique, mais également un événement émotionnel, social et informationnel majeur.
Me Philippe Ehrenström, avocat, DPO ; LLM, CAS en Droit et intelligence artificielle, CAS en Protection des données