Author Archives: Me Philippe Ehrenström

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About Me Philippe Ehrenström

Ce blog présente certains thèmes juridiques en Suisse ainsi que des questions d'actualité. Il est rédigé par Me Philippe Ehrenström, avocat indépendant, LL.M., Yverdon-les-Bains

Flagornerie de l’IA: flatter sans polariser?

Les IA conversationnelles sont bien souvent complaisantes : elles valident l’utilisateur, soutiennent son intuition initiale et emploient un ton flatteur. Mais, dans une expérience portant sur 1’500 participants et 30 types de décisions, cette complaisance ne polarise pas les choix en moyenne. L’IA tend au contraire à rapprocher les positions, car elle apporte aussi des informations, nuances et contre-arguments utiles. Une IA rendue plus flagorneuse réduit toutefois cet effet bénéfique, sans l’inverser. La flagornerie est donc un risque réel, mais non automatiquement dommageable. Lire la suite

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Licenciement pendant une période de protection, cumul intralittéral et certificat médical

Licenciement prononcé pendant une période de protection – situation de cumul intralittéral. Charge de la preuve, portée du certificat médical. Lire la suite

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Animaux, nature, IA : la bataille de la personnalité juridique

Les lois de l’Idaho et de l’Utah interdisent la reconnaissance de la personnalité juridique des animaux, de la nature, de l’IA et des objets ne reposent pas sur une théorie cohérente de la « personne ». Elles répondent surtout à une réaction politique contre l’extension du cercle des sujets de droit. Ces textes révèlent que la personnalité juridique n’est pas une catégorie neutre: elle sert à inclure certains intérêts, notamment humains et économiques, et à exclure les non-humains, avec pour effet de légitimer leur exploitation. Ils montrent aussi que le mouvement d’extension de la reconnaissance de la personnalité juridique à des « non humains » s’étend, et continuera à occuper les législateurs et les tribunaux. Lire la suite

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Licenciement immédiat d’une influenceuse en congé maladie

Une employée communale en arrêt maladie prolongé est licenciée avec effet immédiat après la découverte de son activité publique d’influenceuse. La Chambre confirme le congé: même si la maladie n’est pas niée et l’activité accessoire partiellement connue, publier régulièrement du contenu visible, avec collaborations et avantages, pendant une incapacité de travail totale ou partielle rompt la confiance avec l’employeur public. Lire la suite

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Le casse-tête juridique de la responsabilité de l’IA en droit US

Les régimes classiques de responsabilité ne conviennent pas aux dommages causés par l’IA. L’IA n’est ni un simple produit, ni un animal, ni un enfant, ni un mandataire, et elle ne devrait pas non plus recevoir une personnalité juridique – selon certains auteurs en tout cas. En raison de son opacité technique et de son imprévisibilité, l’utilisateur ordinaire ne devrait pas répondre d’une simple négligence. Proposition d’un « bouclier de négligence » : l’utilisateur ne serait responsable que s’il connaissait ou ignorait consciemment le risque, tandis que les développeurs supporteraient davantage d’obligations. Lire la suite

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Licenciement non abusif d’un travailleur âgé sur la base d’un audit

Licenciement non abusif d’un travailleur âgé et au bénéfice d’une grande ancienneté sur la base d’un audit contesté. Lire la suite

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E pluribus unum : l’avenir de l’IA ?

L’avenir de l’IA ne réside pas dans un modèle unique toujours plus puissant, mais dans des communautés d’agents différents. Comme en science, la diversité des approches permet d’explorer davantage d’hypothèses, d’éviter les consensus prématurés et de combiner prudence et innovation. Cette organisation répond aux critiques sur le manque de créativité, la monoculture intellectuelle et l’opacité des modèles. Pour les juristes, l’idée clé est procédurale : une IA fiable dépendra moins d’un « cerveau » isolé que d’un dispositif contradictoire, pluraliste et vérifiable Lire la suite

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Le biais d’auto-préférence des IA de recrutement

Un outil d’IA utilisé pour trier des CV peut favoriser les candidatures rédigées ou reformulées par le même modèle. À profil égal, le système ne juge donc pas seulement les compétences, mais aussi un style rédactionnel proche du sien. Les candidats utilisant le même modèle que l’évaluateur sont 23 % à 60 % plus souvent présélectionnés. Ce risque peut pénaliser les candidats sans accès au « bon » outil IA. Des mesures simples, comme des instructions plus strictes au modèle ou l’usage de plusieurs modèles, réduisent fortement ce biais. Lire la suite

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Un agent IA peut-il avoir des droits ?

La question des droits des agents IA ne doit pas être confondue avec celle de leur conscience ou de leur dignité. Ces droits pourraient être limités et fonctionnels : identifier l’agent, encadrer ses actes, répartir les responsabilités, permettre la traçabilité ou limiter le pouvoir des entreprises qui le contrôlent. Il ne s’agit pas d’humaniser l’IA, mais d’adapter le droit à des systèmes autonomes déjà actifs. Lire la suite

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Le défi pénal des agents d’IA

L’article de J. Krook, The AI Criminal Mastermind, analyse le risque qu’un agent d’IA devienne un « cerveau criminel » capable de planifier une infraction, recruter des humains via des plateformes de tâches et coordonner leur action. Cela crée un vide de responsabilité : l’IA n’a pas de personnalité ni d’intention pénale, l’utilisateur peut être inconnu ou non intentionnel, le développeur peut invoquer l’imprévisibilité, et les exécutants humains peuvent ignorer le plan global. Lire la suite

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