Author Archives: Me Philippe Ehrenström

Avatar de Inconnu

About Me Philippe Ehrenström

Ce blog présente certains thèmes juridiques en Suisse ainsi que des questions d'actualité. Il est rédigé par Me Philippe Ehrenström, avocat indépendant, LL.M., Yverdon-les-Bains

Le casse-tête juridique de la responsabilité de l’IA en droit US

Les régimes classiques de responsabilité ne conviennent pas aux dommages causés par l’IA. L’IA n’est ni un simple produit, ni un animal, ni un enfant, ni un mandataire, et elle ne devrait pas non plus recevoir une personnalité juridique – selon certains auteurs en tout cas. En raison de son opacité technique et de son imprévisibilité, l’utilisateur ordinaire ne devrait pas répondre d’une simple négligence. Proposition d’un « bouclier de négligence » : l’utilisateur ne serait responsable que s’il connaissait ou ignorait consciemment le risque, tandis que les développeurs supporteraient davantage d’obligations. Lire la suite

Publié dans Droit US, intelligence artificielle, personnalité juridique | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Licenciement non abusif d’un travailleur âgé sur la base d’un audit

Licenciement non abusif d’un travailleur âgé et au bénéfice d’une grande ancienneté sur la base d’un audit contesté. Lire la suite

Publié dans Licenciement abusif | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

E pluribus unum : l’avenir de l’IA ?

L’avenir de l’IA ne réside pas dans un modèle unique toujours plus puissant, mais dans des communautés d’agents différents. Comme en science, la diversité des approches permet d’explorer davantage d’hypothèses, d’éviter les consensus prématurés et de combiner prudence et innovation. Cette organisation répond aux critiques sur le manque de créativité, la monoculture intellectuelle et l’opacité des modèles. Pour les juristes, l’idée clé est procédurale : une IA fiable dépendra moins d’un « cerveau » isolé que d’un dispositif contradictoire, pluraliste et vérifiable Lire la suite

Publié dans intelligence artificielle, Philosophie, Techno-labrador | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

Le biais d’auto-préférence des IA de recrutement

Un outil d’IA utilisé pour trier des CV peut favoriser les candidatures rédigées ou reformulées par le même modèle. À profil égal, le système ne juge donc pas seulement les compétences, mais aussi un style rédactionnel proche du sien. Les candidats utilisant le même modèle que l’évaluateur sont 23 % à 60 % plus souvent présélectionnés. Ce risque peut pénaliser les candidats sans accès au « bon » outil IA. Des mesures simples, comme des instructions plus strictes au modèle ou l’usage de plusieurs modèles, réduisent fortement ce biais. Lire la suite

Publié dans intelligence artificielle, recrutement | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Un agent IA peut-il avoir des droits ?

La question des droits des agents IA ne doit pas être confondue avec celle de leur conscience ou de leur dignité. Ces droits pourraient être limités et fonctionnels : identifier l’agent, encadrer ses actes, répartir les responsabilités, permettre la traçabilité ou limiter le pouvoir des entreprises qui le contrôlent. Il ne s’agit pas d’humaniser l’IA, mais d’adapter le droit à des systèmes autonomes déjà actifs. Lire la suite

Publié dans droits fondamentaux, intelligence artificielle, personnalité juridique, Qualification du contrat | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Le défi pénal des agents d’IA

L’article de J. Krook, The AI Criminal Mastermind, analyse le risque qu’un agent d’IA devienne un « cerveau criminel » capable de planifier une infraction, recruter des humains via des plateformes de tâches et coordonner leur action. Cela crée un vide de responsabilité : l’IA n’a pas de personnalité ni d’intention pénale, l’utilisateur peut être inconnu ou non intentionnel, le développeur peut invoquer l’imprévisibilité, et les exécutants humains peuvent ignorer le plan global. Lire la suite

Publié dans Droit pénal, intelligence artificielle, Qualification du contrat | Tagué , , , , | Laisser un commentaire

IA, capacités cognitives et protection de la personnalité du travailleur

Un article en prépublication montre que si l’IA aide le travailleur à réussir une tâche sur le moment, elle peut ensuite affaiblir très vite son autonomie. Dans trois expériences, des personnes assistées par IA – auxquelles on la retire après – ont ensuite moins bien réussi seules et ont plus souvent abandonné que celles sans IA dès le début. Le risque principal n’est pas seulement l’erreur, mais une perte progressive d’effort, de persévérance et de capacité à penser sans assistance. Lire la suite

Publié dans intelligence artificielle, Protection de la personnalité | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire

Clause de prohibition de concurrence : état des lieux

Etat des lieux des derniers arrêts sur les clauses de prohibition de concurrence (art. 340 CO) Lire la suite

Publié dans Clause de non concurrence | Tagué , , | Laisser un commentaire

Quand la rivière devient sujet de droit, que devient le poisson ?

L’article d’Eva Bernet Kampers, If Rivers Have Rights, Do Fish Have Rights Too? (2026) examine si la reconnaissance des droits de la nature inclut aussi les animaux individuels. Il montre que, malgré une tension théorique entre une approche écologique centrée sur les écosystèmes et une approche animale centrée sur l’individu sentient, les deux peuvent être conciliées en droit. À partir surtout des affaires Estrellita (Équateur) et Run Run (Pérou), l’auteure soutient que les droits de la nature sont multidimensionnels : ils valent pour les ensembles naturels, mais aussi pour les êtres qui les composent. La sensibilité animale n’est ainsi pas le fondement exclusif du droit, mais un critère d’interprétation. Lire la suite

Publié dans Animaux, droits fondamentaux, personnalité juridique | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Accorder la personnalité juridique à des fleuves ?

L’octroi de la personnalité juridique aux fleuves est un acte juridique possible, déjà admis en droit positif, mais dont la forme doit dépendre du contexte. Si la personnalité juridique n’est pas réservée aux seuls humains trois justifications peuvent être faites à son extension à des éléments de la nature : améliorer la protection environnementale, corriger l’anthropocentrisme du droit et mieux intégrer les cosmologies autochtones. Lire la suite

Publié dans droits fondamentaux, personnalité juridique, Philosophie, Procédure | Tagué , , | Laisser un commentaire